À lire dans le dernier numéro de Subterranea : Un nouveau souterrain-refuge de Vendée inédit : La Mignardière

Le souterrain-refuge de La Mignardière est localisé en Vendée. Pratiquement complet mais en mauvais état de conservation, il est creusé dans un granite très altéré et était jusqu’alors inédit. Son développé est d’environ 48 m ; il comprend un couloir d’accès défendu par trois trous de visée desservant un ensemble de grands couloirs-salles. Il présente des similitudes architecturales marquées avec celui de l’ancienne forteresse du Fief situé à moins de 300 m, mais sa défense active nous fait considérer qu’il pourrait être postérieur.
Un nouveau souterrain-refuge de Vendée inédit : La Mignardière au Poiré-sur-Vie, Subterranea n°196, p. 18-25, 2025.
Iran : Rien de nouveau à l’ombre de la roche !

À propos de l’Iran, il est éclairant de rappeler ce que nous écrivions dans la conclusion de notre ouvrage de 2011, La Guerre souterraine. « À partir de la Grande Guerre, première guerre industrielle, la discrétion et la robustesse du monde souterrain, son exploitation opportune par des combattants ingénieux et déterminés ont ainsi plus d’une fois fait vaciller des armées puissantes et modernes ainsi que leurs chefs, beaucoup trop confiants en leur supériorité technologique. L’utilisation de souterrains a surtout souvent permis de tenir suffisamment longtemps face à des forces démesurément plus puissantes mais desquelles on exigeait des résultats rapides. Le temps contre la rapidité, l’ancrage dans la terre contre le passage en surface et la maîtrise du ciel… Cette conception non conventionnelle de la guerre – non occidentale devrait-on plutôt dire aujourd’hui – resurgira encore très probablement lors de combats opposant le faible au puissant, lors d’une de ces confrontations asymétriques qui semblent devoir constituer l’essentiel des conflits à venir ».
Rien de nouveau à l’ombre de la roche ! A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands avaient eux aussi enterré des arsenaux industriels pour les V1 et V2 dans des carrières souterraines… Ce qu’il faut comprendre, c’est que les deux adversaires d’aujourd’hui, les USA et l’Iran, se préparaient de longue date à cet affrontement et chacun a misé sur ses compétences : la maitrise absolue du ciel pour américains, la discrétion et la robustesse des souterrains pour les Iraniens. Les exemples historiques pullulent qui ont déjà démontré la résilience des souterrains. Celui des Japonais embusqués dans les grottes des atolls du pacifique et plus récemment les souterrains des Palestiniens de Gaza ou au Liban… La seule manière de les débusquer, c’est d’aller au sol mais c’est meurtrier…
Ces quarante dernières années, deux modèles s’affrontent et se neutralisent avec une régularité de métronome ! D’un côté, le couple occidental « détection-destruction » par le ciel qui est très efficace pour frapper en surface et de l’autre le modèle « discrétion-robustesse » sous terre.
Jérôme et Laurent Triolet, vendredi 29 mai 2026
Sur ce sujet et à propos de l’actualité récente, Jérôme a accordé un entretien à Guillaume Malaurie éditorialiste à Challenges.
Lire l’éditorial de Guillaume Malaurie
Nouveau sujet dans la Galerie photo : Souterrains armoricains de l’âge du fer (France)

Un grand nombre de souterrains aménagés datant de l’âge du fer (VIe – IIe siècle avant notre ère) ont été étudiés et fouillés en Bretagne. Ces souterrains armoricains se rencontrent essentiellement dans l’Ouest de la péninsule et sont l’œuvre des populations celtes qui occupaient alors la région : les Osismes, les Vénètes et les Coriosolites. Caractéristiques de ces territoires et de cette époque, ces ouvrages s’ouvraient sous les fermes encloses qui parsemaient alors l’Ouest de la Bretagne. Creusés dans des roches cristallines, des schistes, des gneiss et des granites altérés, ils se composent le plus souvent d’un puits d’accès donnant sur plusieurs salles creusées en enfilade et reliées entre elles par des rétrécissements voire des goulots. Du fait de leur grand âge, plus de 2100 ans, très peu de ces souterrains sont parvenus intacts jusqu’à nous et sont encore accessibles. Nous avons pu étudier ou visiter certains d’entre eux. Selon nous, les caractéristiques de ces ouvrages les rattachent au groupe des souterrains-refuges.
Le livre Des monuments sortis de l’ombre, les souterrains-refuges [Jérôme et Laurent Triolet, éditions Errance & Picard, Arles, 2022] comporte un chapitre consacré aux souterrains armoricains de l’âge du fer.
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Publication sur le sujet : Un souterrain armoricain de l’Âge du Fer : le souterrain de la Ville es Peniaux
Conférences lors du congrès international de Tollet à Grieskirchen (Autriche) les 17, 18 et 19 octobre 2025

A l’invitation de Josef Weichenberger, nous participerons au congrès Internationale Erdstalltagung qui se tiendra à Tollet (Grieskirchen, Haute-Autriche) les 17, 18 et 19 octobre 2025. Nous y présenterons deux conférences : Les souterrains-refuges dans le monde et 10 images marquantes pour 40 ans d’études des souterrains.
Ce Internationale Erdstalltagung est organisé par le Erdstallzentrum Tollet Unterstetten (Autriche) et par le Arbeitskreis für Erdstallforschung (Allemagne).
Voir le film tourné lors du congrès
Galerie photo consacrée aux souterrains de Bavière et d’Autriche (en attente galerie)
Les souterrains-refuges dans le monde, Jérôme et Laurent Triolet
L’appellation française « souterrain-refuge » définit une catégorie spécifique de cavités creusées dans la roche qui constituaient des annexes fortifiées de l’habitat de surface, conçues dans les campagnes en période de troubles et destinées à abriter une communauté ainsi que ses moyens de subsistance. Ces souterrains-refuges comportent des aménagements utilitaires qui assuraient la survie des occupants, amélioraient leur confort et permettaient d’abriter animaux et réserves. Ils comprennent également des aménagements défensifs, parfois très élaborés, destinés à garantir les réfugiés d’intrusions extérieures.
Des souterrains creusés et organisés selon ce modèle se rencontrent dans plusieurs pays, et nous nous intéresserons aux huit groupes de cavités présentés dans notre récent livre Souterrains du monde. Ils sont répartis sur trois continents et creusés du VIe au XXe siècle.
Communication lors du 47e congrès de la Société Française d’Étude des Souterrains, les 26, 27 et 28 septembre 2025 à Saint-Martin-la-Pallu (Vendeuvre-du-Poitou, Vienne)

Nous participerons au 47e congrès de la Société Française d’Étude des Souterrains qui se déroulera les 26, 27 et 28 septembre 2025 à Saint-Martin-la-Pallu (Vienne). Le dimanche 28 septembre, nous y présenterons une communication : Grottes-refuges, grottes-greniers et grottes sacrées du Nord-Ouest du Bénin.
Dans le Nord-Ouest du Bénin, les reliefs de l’Atakora dissimulent des abris sous roches et de petites grottes qui furent utilisés par les populations locales jusqu’au début du XXe siècle, pour se réfugier, cacher des réserves et même lutter contre le pouvoir colonial. Cette tradition, qui se retrouve au Togo voisin, remonte au moins au XVIIIe siècle, les habitants de ces régions étant soumis, avant la période coloniale, à d’incessantes razzias de cavaliers à la recherche d’esclaves et de grains. Dans l’Atakora comme ailleurs en Afrique de l’Ouest, les grottes et autres anfractuosités dans la roche présentent également souvent un caractère sacré, magique, et certaines cavités combinent des fonctions protectrices et religieuses. Lors de notre premier voyage au Bénin, en 2014, nous avons pu visiter et étudier quelques-uns de ces sites chargés d’histoire et de croyances.
« La vie cachée » dans le magazine LVX

A l’occasion de la parution de notre livre Souterrains du monde, nous avons accordé un long entretien à Philippe Chassepot pour le magazine suisse LVX.
« Souterrains, galeries et autres cavités ont de tout temps servi de refuge à des populations menacées ou martyrisées. Un univers passionnant que nous font découvrir les chercheurs Jérôme et Laurent Triolet, pointures internationales dans le domaine.
Les deux frères ont grandi en Touraine, une région riche en souterrains dans lesquels ils sont tombés comme Obélix dans sa marmite de potion magique. Leur hobby s’est ensuite transformé en passion dévorante dès l’adolescence.
Les Triolet ont visité beaucoup de pays, avec cette constante dans leurs observations : le génie humain dépasse toujours l’imaginable, surtout quand la tâche semble insurmontable. »
Rencontre autour des « Souterrains du monde » à la librairie La Boîte à Livres (Tours), jeudi 5 juin 2025 à 19h00

Laurent aura le plaisir de présenter notre nouvel ouvrage Souterrains du monde, paru en mars chez Actes Sud, lors d’une rencontre animée par Sylvie Mercadal à La Boîte à Livres. C’est non loin de Tours, il y a maintenant 40 ans, que la découverte de ces cavités singulières a éveillé notre curiosité, nous conduisant ensuite à élargir notre horizon jusqu’à consacrer aujourd’hui ce nouveau livre aux souterrains-refuges creusés dans différents pays du monde. Un grand merci à Joël Hafkin et à toute l’équipe de la librairie qui nous accueillent une nouvelle fois pour une soirée autour des souterrains.
La Boîte à Livres, 19 rue nationale, 37000 Tours – tél. : 02.47.05.70.39 – www.boitealivres.com
Souterrains du monde, Jérôme et Laurent Triolet, éditions Actes Sud, Arles, 2025, 17 x 24 cm, 160 pages tout couleur, 132 illustrations (photos, plans et cartes), 29 €.
Reportage : Depuis 40 ans, ils répertorient et explorent des souterrains…

À l’occasion de la parution de notre ouvrage Souterrains du monde, Philippe Tanger et Garo Kevorkian, journalistes à France 3 Centre-Val de Loire, nous ont accompagnés dans deux souterrains-refuges de Touraine.
Nouveau sujet dans la Galerie photo : Souterrains-refuges de Bavière et d’Autriche

La Bavière et l’Autriche, plus précisément la Haute et la Basse-Autriche au nord du pays, sont particulièrement riches en souterrains-refuges médiévaux.
On les appelle localement Erdstall, Erdställe au pluriel, une désignation spécifique remontant au moins au XVe siècle. Les chercheurs allemands et autrichiens en ont inventorié plus de 300 et nous avons pu en visiter quelques-uns avec nos collègues et amis Dieter Ahlborn et Josef Weichenberger. Si certains, en Basse-Autriche, sont assez similaires aux souterrains-refuges que l’on trouve dans l’Ouest de la France, ceux qui ont été creusés en Bavière et en Haute-Autriche, notamment autour de Passau, se caractérisent par une étroitesse à peine imaginable et la présence de goulots verticaux dont le diamètre est parfois d’à peine 40 cm. Franchir de tels obstacles est souvent difficile et toujours impressionnant, même pour des habitués.
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Vient de paraître : Sur la piste des hommes à queue. Ce que nous dit une légende minière ouest-africaine de l’activité passée de la mine de fer de Gounoudoudji au Bénin

Près de Dogbo, dans le Sud du Bénin, la mine de fer de Gounoudoudji présente un caractère industriel marqué. Elle s’intègre à un gigantesque complexe sidérurgique, en activité semble-t-il jusqu’au début du XVIe siècle, et nous rappelle que la production de fer était intense dans la région avant l’arrivée des Européens. Une curieuse légende, encore très vive aujourd’hui, l’associe à des hommes à queue qui l’auraient exploitée et y auraient vécu. Cette queue les gênant au plus haut point, ils étaient même obligés de creuser un trou derrière leur étal pour la loger dans le sol lorsqu’ils venaient vendre leur production marché…
De telles légendes d’hommes à queue se rencontrent ailleurs en Afrique, en Asie également. Attribuant une part d’animalité à ceux qui vivaient aux confins du monde connu ou à l’écart de la société – comme les métallurgistes du fait de leurs savoir-faire inquiétants –, elles constituent avant tout des marqueurs de l’inconnu et de l’altérité. A Gounoudoudji, cette légende d’hommes à queue a été garante de la mémoire des lieux, transmettant jusqu’à nos jours le souvenir et les pratiques industrielles des mineurs et métallurgistes qui y travaillaient il y a quelque 500 ans.
Sur la piste des hommes à queue. Ce que nous dit une légende minière ouest-africaine de l’activité passée de la mine de fer de Gounoudoudji au Bénin, Subterranea n°195, p. 234-245, 2024.
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En librairie : Souterrains du monde

Notre nouveau livre, Souterrains du monde, vient de paraître chez Actes Sud.
Un peu partout dans le monde, des groupes humains confrontés à des périodes d’insécurité durable ont creusé, à coups de pics et aux prix d’efforts considérables, des souterrains-refuges organisés avec ingéniosité pour disparaître de la surface, s’abriter et se défendre sous terre.
C’est à la découverte de ces monuments discrets à l’architecture singulière que nous invitent les auteurs. Ils nous emmènent dans des souterrains creusés du VIe au XXIe siècle en France, en Irlande, en Bavière et en Autriche, au Bénin, en Cappadoce, en Espagne ou au Vietnam, de même qu’en Afghanistan, au Liban ou à Gaza. Des cavités qu’ils connaissent suffisamment bien pour les avoir explorées, étudiées ou visitées, et pour lesquelles il est aujourd’hui possible d’établir la répartition géographique, le contexte de creusement et les principaux traits architecturaux. Superbes photographies à l’appui, Jérôme et Laurent Triolet partagent ainsi le fruit de quarante ans d’explorations.
Souterrains du monde, Jérôme et Laurent Triolet, éditions Actes Sud, Arles, 2025, 17 x 24 cm, 160 pages tout couleur, 132 illustrations (photos, plans et cartes), 29 €.
Nouveau sujet dans la Galerie photo : 40 ans d’explorations et d’études

En 1984 et 1985, l’exploration en Touraine d’une série de souterrains marquait pour nous le passage d’une passion d’adolescents à l’étude raisonnée des souterrains. Avec, très vite, la volonté de mieux comprendre et de faire connaître ce que nous considérions déjà comme un phénomène de société ayant marqué les campagnes de l’Ouest au Moyen Âge.
Cela allait nous ouvrir les portes d’un monde à peine imaginable qui n’a jamais cessé de nous surprendre et de nous émerveiller. Cela allait nous mener dans une quête ininterrompue et toujours renouvelée à travers la France, mais également ailleurs en Europe, en Turquie, en Afrique de l’Ouest, en Iran ou encore au Vietnam. Une quête qui allait nous entraîner dans des aventures peu communes, nous offrir des rencontres exceptionnelles et nous faire beaucoup écrire, nous transformant peu à peu en spécialistes des souterrains.
A l’occasion de cet anniversaire, nous avons complété l’album de souvenirs ouvert en 2017 pour les 30 ans de notre premier livre Souterrains Refuges de Touraine.
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Nouvelles images dans la galerie photo : Troglodytes du Val de Loire

Nichée dans la falaise, ou organisée autour d’un puits central, l’habitation troglodytique regroupe tous les aménagements d’une maison traditionnelle de surface. Pièces habitables, placards et remises creusent la roche, tout comme le puits ou le four à pain. La cheminée, elle, n’émerge pas du toit, mais perce le sol du coteau, s’élevant au milieu des herbes et des arbres. En certains lieux, le village entier se cachait dans la roche, ses rues, ses commerces, ses fermes, mais aussi son église. Aujourd’hui, en Val de Loire, certains habitent encore en cave ; ces troglodytes modernes renouent avec ce mode de vie singulier adopté par de nombreux villageois durant les siècles précédents.
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Sur Instagram : Nature et monde souterrain

Créé il y a peu, le compte de Laurent destiné à partager, en lumière naturelle et en lumière artificielle, l’émerveillement suscité par la nature et le monde souterrain creusé.
Vient de paraître : Mondes souterrains, 20 000 lieux sous la terre

Ouvrage collectif sous la direction d’Alexandre Estaquet-Legrand, Jean-Jacques Terrin et Gautier Verbeke, ce beau livre grand format est le catalogue de l’exposition Mondes souterrains qui se tient du 27 mars au 22 juillet 2024 au musée du Louvre-Lens. Rendant compte de l’exceptionnelle pluralité des 200 œuvres ainsi réunies, Mondes souterrains propose un chemin initiatique qui débute au fond des abîmes, à la découverte de ces univers qui sont venus éclairer le monde d’en-haut.
L’ouvrage comporte en outre plusieurs contributions inédites embrassant la diversité des mondes souterrains, nous y signons le texte Vivre et se réfugier dans la roche.
Mondes souterrains, 20 000 lieux sous la terre, sous la direction d’Alexandre Estaquet-Legrand, Jean-Jacques Terrin et Gautier Verbeke, coédition Lienart éditions avec le musée du Louvre-Lens, Paris, Lens, 2024, 23 x 29 cm, 392 pages, 400 illustrations.
Dans les souterrains d’Autriche avec Josef Weichenberger

Tout récemment, nous avons eu le plaisir de visiter quelques souterrains autrichiens, guidés par notre ami et collègue Josef Weichenberger qui les étudie depuis 40 ans. En Autriche comme en Bavière, on utilise l’appellation spécifique et ancienne Erdstall pour désigner ces souterrains qui sont pour la plupart des souterrains-refuges. Ces cavités se caractérisent par leurs dimensions réduites : elles comportent des goulots très étroits qui desservent de petites salles dotées de niches-sièges destinées aux réfugiés.
Exposition Mondes souterrains au musée du Louvre-Lens

Que se passe-t-il sous terre ? À quoi ressemblent ces mondes qui nourrissent nos imaginaires depuis la nuit des temps ? En réponse aux questionnements que suscitent toutes les formes de vie sous terre, réelles ou rêvées, l’exposition propose une exploration sensible de ces mondes souterrains. Tour à tour effrayants et inspirants, ils sont souvent le miroir de nos sociétés et de l’âme humaine.
Dans un parcours de plus de 200 œuvres ouvert aux arts de toutes époques et civilisations, des gravures de Gustave Doré aux sculptures poétiques d’Éva Jospin, l’exposition invite à un fabuleux voyage, de l’ombre vers la lumière.
À l’occasion de cette exposition Mondes souterrains, nous avons le plaisir de présenter quatre de nos photographies ; des images de souterrains-refuges de France, d’Irlande et du Bénin.
En quête de souterrains, en France et ailleurs dans le monde, nous avons découvert la diversité et la beauté de ce patrimoine singulier. Nous sommes convaincus qu’en creusant les souterrains-refuges, les concepteurs prenaient aussi plaisir à s’exprimer dans les trois dimensions de la masse rocheuse et gardaient à l’esprit le souci du beau. Sensibles à la dimension esthétique de ces cavités façonnées à coups de pics, nous avons dès le début cherché à transmettre cette émotion à l’aide de la photographie. Nous nous réjouissons de partager avec les visiteurs du Louvre-Lens le regard que nous portons sur ces monuments d’exception.
MONDES SOUTERRAINS 20 000 lieux sous la terre – Exposition temporaire du 27 mars au 22 juillet 2024
Vient paraître : Des monuments sortis de l’ombre, les souterrains-refuges

Notre nouveau livre, Des monuments sortis de l’ombre, les souterrains-refuges, vient de paraître chez Errance & Picard.
Si nombreux dans certaines régions qu’ils font partie du quotidien, les souterrains-refuges sont à la fois connus pour ressurgir inopinément à la faveur d’un effondrement et perçus comme les témoins d’un passé lointain. Ce ne sont ni de simples caves ni de larges galeries d’extraction ; l’appellation souterrain, de prime abord un peu vague, recouvre en réalité une catégorie de cavités bien à part. Cette architecture d’une grande ingéniosité reste encore trop ignorée.
Depuis notre première étude globale sur les souterrains-refuges en France, parue en 1995 aux éditions Errance, la littérature relative à ces cavités singulières s’est considérablement enrichie. Avec l’apport de nouveaux textes anciens, de synthèses régionales, de monographies et de nombreux rapports de fouilles, à la lumière d’études inédites et grâce aux échanges avec d’autres chercheurs, nous pouvons aborder aujourd’hui la question des souterrains-refuges avec davantage de profondeur, une meilleure vision d’ensemble du phénomène et de nouvelles questions.
Cet ouvrage, riche d’illustrations réalisées sur le terrain et pour beaucoup inédites, a pour but de lever le voile sur la diversité et la superbe technicité des souterrains-refuges, il a aussi pour ambition de souligner l’exceptionnelle valeur patrimoniale de ces architectures extraordinaires cachées sous terre.
Des monuments sortis de l’ombre, les souterrains-refuges, Jérôme et Laurent Triolet, éditions Errance & Picard, Arles, 2022, 17 x 24 cm, 304 pages tout couleur, 187 illustrations (143 photos et 44 traits).
